vendredi 21 décembre 2018

Une matinée festive avec l'IME Les Tamaris

Comme tous les ans, nous avons retrouvé les élèves de Bernard et Cherifa pour fêter cette fin d'année.
Du panettone italien et des chocolats pour se donner des forces avant l'atelier de création de porte-monnaies animé par Bernard et Karine.
Et bien sûr de la musique et des chorégraphies menées par Sofia et Djawad ! Tout le monde a dansé😉
Merci à tous et de très bonnes vacances !

Merci à l'équipe d'Imaje Santé !

Pour la deuxième année, nos élèves ont pu travailler avec l'équipe de Ludovic QUINQUIS autour des sentiments, de la puberté et de l'amour pour les plus jeunes et du harcèlement pour les plus âgés.
Nous avons beaucoup aimé travaillé avec eux et nous irons découvrir leurs locaux de la rue Estelle.

Voici ce que nos élèves ont pensé de cette action :
WALLAD : J'ai appris beaucoup de choses que je ne savais pas sur le harcèlement même si je connaissais certaines choses. J'ai compris que si on harcèle une personne dans le collège ça peut aller loin ou la personne peut être très malheureuse en dehors du collège aussi.
MOHAMED : Je connaissais tout à part comment écrire une lettre d'amour. C'était intéressant. J'ai compris qu'il fallait pas aller trop vite pour avoir des relations sexuelles. 
DJAWAD : J'ai aimé parler des agressions et du harcèlement avec le téléphone par exemple.
Il faut jamais hésiter à dire à un adulte quand on vous harcèle sur les réseaux.
CHAIMA : C'était bien. J'ai bien aimé faire mon blason et parler des qualités des autres.
ANAIS : C'était bien. J'ai aimé travailler sur mon blason. Ça m'a fait plaisir de voir les qualités que les autres me trouvent. J'ai aimé l'écrire la lettre d'amour.
SAMUEL : J'ai passé quatre heures agréables. J'ai beaucoup aimé écrire un poème d'amour. 
TONNY : J'ai passé un bon moment avec Ludovic. C'est très important de faire attention à la personne qui nous plait quand on veut la draguer. Et on a reparlé de puberté. 


 

lundi 17 décembre 2018

13eme Concours Européen : nos finalistes !




Les productions de Chaïma, Djawad et Wallad ont été sélectionnées par M FONTANA pour représenter le collège.
Bravo à nos finalistes et à tous nos élèves pour leurs créations !

mercredi 12 décembre 2018

Rudy RICCIOTTI répond à nos questions

Un grand merci au créateur du MUCEM pour ses réponses et ses cadeaux pour l'ULIS !



A quel âge avez-vous découvert l'architecture ?
Mon père était maçon, et bien sûr, on est toujours influencé par son père. A fréquenter ses chantiers, l’architecture a toujours était présente. Mais je suis devenu architecte par erreur : j’étais persuadé que c’était un métier de plein air !

Est-ce que vous aimiez dessiner quand vous étiez enfant ?
Pendant mon enfance, en Camargue, je passais des journées entières seul dans l'eau. Le matin de 9h à 12h, je pêchais à la canne les sars dans le canal devant la maison. L’après-midi je pêchais de 14h à 19h, à la main les crabes et les soles à la fouine, dans l’étang derrière la maison.
Je parlais aux crabes, j'étais le chef des crabes. On est vaniteux quand on a dix ans !
Je dessinais probablement des crabes le soir, mais je ne m’en souviens pas…

Quand avez-vous commencé à travailler ?
Dès que j’ai pu. J’ai ouvert mon agence à Bandol en 1980.

Aimez-vous votre travail ? Est-il difficile ?
Architecte, c’est construire et écrire. Mon travail fait appel à la sensibilité, à la beauté et à l’effort du travail. Défendre le récit, l’onirisme et les valeurs concrètes du labeur produisent les sentiments nécessaires pour exister.
En ce sens, c’est un métier facile, et je le fais avec passion !

Pourquoi avez-vous peur de vous tromper ? Est-ce que vous hésitez parfois à réaliser un projet ?
Chaque ouvrage interroge l’architecte, qui doit établir la plus juste réponse.
Chaque ouvrage se nourrit du contexte. Chaque projet développe des réponses variables selon les différents contextes et circonstances. Chacun d’eux représente une aventure particulière, l’exploration de nouveaux questionnements, un challenge sans cesse réactivé.

Où trouvez-vous l'inspiration pour vos projets ?
En analysant le programme et le contexte. En essayant d’isoler les difficultés à venir. J’essaie tout simplement de ne pas réduire la richesse présente naturellement sur les lieux.

Comment faites-vous quand vous n’avez pas d’inspiration ?
J’écoute le site et le programme pour pouvoir le faire parler et ainsi reconstruire un récit.

Comment avez-vous construit le MUCEM ?
Pour le MUCEM, le récit se portait sur l’horizon métaphysique de la méditerranée.
Puis construire : faire que le récit passe à l’acte.
Avec la peau et les os, sa maigreur structurelle, son absence de reflet et de brillance renvoient à la métaphore de l’espace méditerranéen pour qui voudra l’imaginer.

Comment avez-vous imaginé les passerelles du MUCEM ?
Le fort St. Jean était un site militaire ; c’était la prison où les jacobins, soldats de la république ont été emprisonnés et brûlés vifs. C’est un lieu inaccessible aux marseillais. La mer regarde le site avec inquiétude, bleu profond, le paysage est sur la perspective historique. Deux mille ans d’histoire accumulent les complexités et introduisent un horizon métaphysique. Avec Roland Carta nous avons travaillé dans l’inquiétude. L’inquiétude de se tromper, celle de mal faire avec une question sans réponse. Qu’est-ce qu’être juste ? Que doit dire l’architecture confrontée à la pression de la mémoire ? Finalement, j’ai souhaité éviter rivaliser avec le fort St. Jean. La covisibilité architecturale avec le fort pouvait être un problème. Le contexte existe et appelle le respect. Le MUCEM est tout en fragilité quand le fort est en massivité. J’ai donc imaginé une très fine passerelle qui les relie l’un à l’autre.

Comment avez-vous réussi à faire rentrer la mer près du MUCEM ?
Le MUCEM est réalisé en béton précontraint fibré ultra performant. Les planchers, les structures verticales et les enveloppes brise-soleil situées à l’ouest, au sud et en toiture, sont donc réalisés dans un matériau exceptionnellement résistant à l’agression physique du site, aux embruns de la mer et au mistral. C’est donc l’usage le plus minimum, de matière, d’énergie grise et le bilan carbone le plus optimisé, qui ont permis cette proximité avec la mer.

Est-ce que c'était difficile de construire le MUCEM ?
Sur la durée, il faut tenir… 10 ans pour construire le MUCEM !

Voyagez-vous beaucoup pour votre travail ? Est-ce que vous travaillez le week-end ?
Beaucoup trop ! Mais j’essaie de réserver mes week-ends…

Pensez-vous partir à la retraite ?
Il paraît que les architectes ne prennent jamais leur retraite… !

Sur quel projet travaillez-vous en ce moment ?
Un FRAC de Basse-Normandie à Caen, un conservatoire de Sète, une Salle de Musique Actuelle (SMAC) à Aix-en-Provence, la Maison du Peuple à Clichy-la-Garenne, la manufacture de la mode « Chanel » à la porte d’Aubervilliers à Paris, la gare de Nantes, un complexe sportif à Rueil-Malmaison, des collèges à Vitry-sur-Seine et Mantes la Jolie, des logements à Marseille, Tours et Caen, un siège social à Reims,…

Est-ce que vous intervenez dans des écoles d’architecture ?
Oui, ponctuellement. La mémoire des métiers et des savoirs est l’essentiel à transmettre aux générations futures, et la transmission est aussi une arme de combat !

Photo publiée avec l'aimable autorisation de Claire DELFINO

lundi 10 décembre 2018

Rencontre avec la Maison de l'Europe en Provence




Dans le cadre du Parcours Citoyen, nous participons cette année encore au Concours Européen de la Maison de l'Europe en Provence. Mais ce matin, nous avons eu la chance de recevoir M Jean-Marie MANZON, un des membres actifs de cette association de promotion de la citoyenneté européenne.
Il a répondu à nos questions et nous a permis de réfléchir à des sujets essentiels comme les droits de l'homme, la liberté de circulation, les échanges commerciaux, la solidarité et la paix entre les nations.

Anaïs : " J'ai aimé cette rencontre. J'ai appris qu'il y avait beaucoup de pays."
Djawad : "J'ai retenu le nombre de pays, le drapeau et que les militaires français étaient plus puissants. L'Allemagne est la première puissance économique d'Europe."
Hassen : "J'ai retenu le nombre de pays et les parlements qui sont dans deux pays différents : la France et la Belgique."
Mohamed : "J'étais content d'avoir rencontré M MANZON. J'espère retravailler avec lui l'année prochaine."
Nour : "J'ai appris plein de choses sur les pays d'Europe."
Océane : " J'ai trouvé ça intéressant. On a parlé de la guerre. On va travailler sur des livrets que M MANZON nous a offert."
Oussama : "J'ai appris que l'Europe était construite pour ne plus faire la guerre entre les pays. Quand on a un passeport européen, on peut voyager et apprendre dans tous les pays d'Europe."
Wallad : "J'étais content de voir M MANZON. J'ai aimé quand il a parlé des frontières, des Présidents tournants tous les six mois et que la Russie était le plus grand pays d'Europe. J'ai été étonné que le Luxembourg est le pays le plus riche de l'Europe et la France le plus agricole."
 
Un grand merci à lui pour ce moment très intéressant et enrichissant.

mercredi 5 décembre 2018

Deuxième matinée à l'IME Les Tamaris


Nous avons retrouvé Bernard, Cherifa et leurs élèves pour la suite de nos ateliers cuisine et fabrication.
Chaïma, Océane et Samuel ont préparé des marbrés au chocolat et à la vanille pendant que Djawad et Oussama ont avancé dans la création des figurines en argile et en bois pyrogravé. 
Nous nous sommes tous retrouvés pour déguster un des marbrés, laissant le deuxième à Bernard pour le partager avec les résidents d'une maison de retraite partenaire de l'IME.
Encore une matinée qui est passée trop vite !